Le Crédit Agricole abandonne Kwixo pour Paylib

Le Crédit Agricole abandonne Kwixo pour Paylib

Le novembre 19, 2014, Posté par , Dans What's newXt ?, By ,,,,,,, , Avec Commentaires fermés sur Le Crédit Agricole abandonne Kwixo pour Paylib

Le portefeuille électronique Kwixo n’est pas parvenu à s’imposer dans le paysage des paiements à distance. Le groupe mutualiste rejoint le consortium de banques, qui propose Paylib afin d’en faire une solution de place.

Une page importante se tourne dans la jeune histoire des portefeuilles électroniques. Pionnier sur ce marché avec le lancement dès juillet 2011 de Kwixo, le Crédit Agricole jette l’éponge. Selon nos informations, le groupe mutualiste, qui visait 5 à 6 millions d’utilisateurs en quatre ans, contre finalement seulement 600.000 en trois ans, va mettre un terme à cette aventure afin d’adopter au sein de ses réseaux l’offre concurrente de paiement à distance Paylib, lancée il y a un an par Société Générale, BNP Paribas et La Banque Postale.

En pratique, des travaux d’intégration de cet « e-wallet » dans les systèmes d’information des banques en ligne du groupe (Crédit Agricole et LCL) seront nécessaires avant de proposer le service aux clients au début de l’automne 2015. C’est pour la même raison que Crédit Mutuel Arkéa a annoncé son ralliement à Paylib en juillet dernier mais ne le proposera effectivement qu’en janvier prochain.

En décidant d'utiliser le portefeuille électronique Paylib, le Crédit Agricole fait preuve de pragmatisme. Face à une offre qui rassemble déjà cinq banques, il était difficile de peser seul...

En décidant d’utiliser le portefeuille électronique Paylib, le Crédit Agricole fait preuve de pragmatisme. Face à une offre qui rassemble déjà cinq banques, il était difficile de peser seul…

Un changement simple en pratique

La bascule devrait être fluide pour les utilisateurs actuels de Kwixo. Pour un tiers d’entre eux environ, dont le compte principal est domicilié au sein du groupe Crédit Agricole, leur « e-wallet » devrait continuer de fonctionner jusqu’à la fin de l’année prochaine. Au fil de la promotion de Paylib sur leur banque en ligne, les clients du groupe mutualiste devraient rejoindre Paylib. Pour les deux tiers restants, dont le compte principal est domicilié dans une banque concurrente, voire au sein de La Banque Postale, de Société Générale, de BNP Paribas ou du Crédit Mutuel Arkéa, ils devraient, si ce n’est pas déjà le cas, rejoindre Paylib spontanément. L’enrôlement sur le site de chaque banque est en effet assez simple : le client crée son identifiant au travers de l’enregistrement de son e-mail et d’un mot de passe puis il choisit la carte bancaire à associer à Paylib. Ensuite, chaque utilisateur peut régler ses achats à distance, en sélectionnant sur le site de l’e-commerçant l’icône Paylib.

600.000 utilisateurs

En décidant de rejoindre ce portefeuille électronique, le Crédit Agricole fait preuve de pragmatisme : face à une offre qui rassemble déjà cinq banques, il était difficile de peser seul. D’autant que le consortium bancaire à l’origine de Paylib a un atout de poids : il rassemble non seulement les plus gros acteurs de l’e-commerce, qui sont déterminants pour que le recours à un « wallet » décolle, mais les principaux prestataires de paiement de l’Hexagone, qui fournissent les pages de paiement des sites, intègrent aussi Paylib. « 90 % des e-commerçants en France peuvent potentiellement rejoindre Paylib », souligne un des banquiers historiques de la solution. C’est la raison pour laquelle, en un an, la solution a déjà été adoptée par 700 e-commerçants (contre 1.100 pour le Crédit Agricole en trois ans), dont les mastodontes Voyages SNCF, Price Minister-Rakuten et Showroomprivé.com.

Logiquement, l’« e-wallet » a pu dans la foulée séduire 300.000 particuliers. Outre que l’adoption par le groupe mutualiste de Paylib devrait accélérer son utilisation – en faisant passer sa base d’utilisateurs potentiels de 40 % à deux tiers du marché en France –, l’arrivée du Crédit Agricole irait aussi de pair avec son internationalisation. Selon nos informations, MasterCard devrait en effet assurer d’ici à l’automne 2015 l’acceptation de Paylib à l’étranger en y prolongeant le service via son propre « e-wallet » MasterPass. Ce serait un pas décisif vers l’universalité qui fait tant défaut à ces portefeuilles 2.0.

 

Source : LesEchos.fr

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